Shopping, cette obsession féminine…

Ingi Amr Dimanche 19 Juillet 2020-12:05:45 Chronique et Analyse
Shopping, cette obsession féminine…
Shopping, cette obsession féminine…

Peu sont les femmes qui n’aiment pas faire du shopping. Pour certaines, shopping est synonyme de divertissement, pour d’autres, c’est une cure qui les rend de bonne humeur, mais pour quelques-unes il s’agit d’une manie.

 

 

On pourrait affirmer qu'aimer faire du shopping est une caractéristique propre aux Femmes. Plusieurs raisons poussent les femmes à faire du shopping. Premièrement, c’est le désir de se vêtir. Porter de nouveaux vêtements, suivre la mode, acheter des habits en vogue…

Nouvelles tenues

C’est lorsqu’une femme se retrouve devant son armoire, et  se dit « rien ne me plaît », que naît le désir d’ « acheter de nouveaux habits ». Elle peut avoir marre de ces anciens habits. Il se peut qu’elle désire porter des vêtements au goût du jour, car la mode change et se renouvelle. Si la Femme aime la mode, cela la pousse à racheter, chaque saison, de nouvelles tenues.

Qui dit tenues, dit shopping. En achetant par exemple un nouveau pantalon, la femme se trouvera obligée d’acheter aussi une nouvelle chemise, blouse, de nouvelles sandales et bien sûr un nouveau sac.

Les vêtements mis à part, viennent alors les cosmétiques. Il s’agit de tout ce qui peut aider une femme à se sentir plus belle. Avoir de plus  beaux cheveux, une plus belle peau, un maquillage plus naturel. Les cosmétiques ne cessent de séduire.

Quoi porter

Seule la Femme peut rester devant son armoire entassée d’habits, pendant longtemps, sans pouvoir prendre la décision de « quoi porter ». Tellement ce cas est fréquent qu’un post sur les réseaux sociaux s’en moquait : « Une fille peut souffrir de deux problèmes à la fois. Il n’y a pas de place dans son armoire mais elle ne trouve rien à porter ! ».

 Soldes

Ce mot a un effet magique. Les soldes attirent. Les réductions séduisent. Parfois les femmes se laissent emporter par le mot soldes finissant par acheter des choses dont elles n’ont pas peut-être vraiment besoin.

 Marques

Certaines femmes s’intéressent au shopping en général. D’autres préfèrent faire du shopping mais en n’achetant que « des marques ». « Ca doit être signé », elles se disent. La question des marques suscite en fait des débats. Pour quelques femmes, si la marchandise n’est pas une marque, elle ne pense jamais à l’acheter. Pour d’autres, ça ne vaut pas la peine de tant payer pour une marque qui est facilement faussée. « Pourquoi payer trop dans un sac signé si je peux en acheter une copie ? », jugent-elles. Pour un troisième camp, ce que l’on achète ne doit pas être « tout » signé. « Pourtant, opter pour les marques serait préférable lorsqu’il s’agit de parfums ou de lunettes. Mais les vêtements, pas nécessairement ». 

Bonne humeur

D’un côté plus ou moins psychologique, le shopping rend parfois la Femme de bonne humeur. C’est une façon de s’accorder du temps pour soi, pour se sentir belle, unique et avant tout satisfaite.

C’est pourquoi il faut admettre que les femmes ne font pas toujours du shopping à cause d’un « besoin », il s’agit parfois d’un simple « plaisir ». Acheter du nouveau n’est pas un besoin essentiel, c’est plus ou moins un certain luxe. En d’autres termes, l’on peut s’en passer. Mais pourtant, pourquoi s’en passer si ça nous fait du plaisir de faire du shopping ?!

Manie

Pour certaines femmes, le shopping dépasse les limites du plaisir devenant un vice incontrôlable. C’est lorsqu’il s’agit de gaspillage. Beaucoup acheter est synonyme de beaucoup payer. Et voilà pourquoi certaines dames optent pour les visas. Pourtant, pour celles qui ne savent pas contrôler leur « shopping mania », il est tout à fait « contre indiqué » d’utiliser les visas. Elles vont être confrontées, en fin de mois, à un tas d’achats qu’elles vont peiner à payer.

 

Pourquoi le shopping booste-t-il  le moral ?

Selon une étude, faire du shopping quand on va mal permettrait de booster véritablement son moral. (Source: mariefrance.fr)

Faire du shopping nous redonne le moral, et c’est la science qui le dit ! Après une petite virée chez plusieurs magasins préférés, on sent bien que notre bonne humeur augmente.

Si l’on a tendance à recourir au shopping quand on se sent mal, c’est parce qu’il permettrait de reprendre confiance en soi, c’est en tout cas ce que révèle une étude intitulée « The benefits of retail therapy : Making purchase decisions reduces residual sadness » publiée dans la revue Journal of Consumer Psychology.

 D’après cette étude, faire des achats boosterait notre moral en nous permettant de reprendre le contrôle. Lorsque tout va mal et qu’on a l’impression de ne plus rien contrôler, le shopping donnerait justement l’impression de pouvoir agir sur sa vie et d’évacuer les tensions en pensant à autre chose.

Livré à nous-même, on fait nos propres choix en étant actif et non passif… ce qui nous ferait un bien fou et nous rassurerait inconsciemment. Véritable booster, il nous rendrait de bonne humeur.

 

L'addiction au shopping

Vous ne comptez plus le nombre d'achats que vous faites et vous croulez sous des tas de vêtements pas portés et encore étiquettés ? Vous êtes accro au shopping.

Lorsque l'on est accro au shopping, il est impossible de résister au désir d'achat. Une robe, un sac, un manteau peuvent devenir de véritables obsessions. Le shopping provoque une réelle addiction qu'il est important de reconnaître et de prendre en charge. ( source: lefigaro.fr)

 

Comment reconnaître une addiction au shopping ?

L'addiction au shopping est une dépendance. C'est une drogue dure qui se manifeste par la pratique d'achats de manière compulsive. Au départ, le geste d'achat provoque une grande joieet procure un véritable bonheur. Ces sensations agréables font partie intégrante de l'addiction. Cependant, comme toutes les drogues, pour retrouver la sensation de joie, la fréquence des achats augmente rapidement ainsi que la quantité d'articles achetés. Le geste d'achat devient alors compulsif, incontrôlable et indépendant de toute logique. Peu à peu, le plaisir et le désir d'achat s'estompent. La maladie prend l'avantage. Les articles ne sont, la plupart du temps, ni portés et ni utilisés. Ils composent en quelque sorte un butin amassé nécessaire pour assouvir l'addiction au shopping. Sans oublier le fardeau financier qui vous accable.

 

Attention à l'oniomanie

Certaines personnes souffrent de comportements excessifs et non contrôlés vis-à-vis des achats et des dépenses. C'est l'oniomanie. Elle résulte d’un ensemble de facteurs plutôt que d’une unique cause, et elle peut s'accompagner de diverses émotions (joie, puissance, excitation, déception...)

 Chez les personnes atteintes d’oniomanie, des achats chroniques deviennent parfois la première réponse face à un événement ou un sentiment négatif. Dans la plupart des cas, l’oniomanie est un trouble chronique avec quelques périodes de rémission.

Les personnes souffrant d'oniomanie sont classées en types. Dans une publication de 1988, Gilles Valence propose la typologie suivante :

  • Le consommateur émotionnel : il est très attaché au symbolisme et la valeur sentimentale de l'objet acheté.
  • Le consommateur impulsif : il est envahi par un désir soudain et spontané d'acheter, et il présente un fort sentiment de culpabilité après l'acte et les dépenses engagées.
  • Le consommateur fanatique : c’est un collectionneur.
  • L'acheteur compulsif : pour lui, acheter est une manière de lutter contre des tensions internes, des angoisses incontrôlables. Il éprouve souvent un fort sentiment de frustration en cas d'empêchement (contrainte de prix, familiale).

L’étiologie de l’oniomanie est inconnue. Elle résulte d’un ensemble de facteurs plutôt que d’une unique cause même si l'anxiété semble être une des causes principales.

Par ailleurs, des hypothèses suggèrent que l’oniomanie pourrait avoir des causes d’origine:

  • Psychologique: des problèmes d’origine psychologique (abus sexuel passé, fantasmes liés à l'argent) peuvent être à l’origine de l’oniomanie. Dans ce cas, l’achat serait un moyen de lutter contre un sentiment d’humiliation.
  • Neurobiologique: des perturbations dans les systèmes de neurotransmission qui impliquent la sérotonine, la dopamine et les opioïdes.
  • Culturelle : l’oniomanie touche principalement les pays développés où l’économie est basée sur le marché, la population est la cible d’une publicité permanente et la société s'organise autour de temps de loisir.

 

Plusieurs outils sont développés pour identifier l’oniomanie ou évaluer sa sévérité :

  • L’échelle d’achats compulsifs (CBS pour Compulsive Buying Scale) est destinée à évaluer le degré d’addiction aux achats. Le médecin pose une série de questions au patient qui doit répondre par oui ou non. Les questions portent sur le besoin du patient de dépenser de l’argent, la conscience qu’il a de l’aberration de son comportement, la perte de contrôle, son changement d’humeur suite à un achat et ses problèmes financiers.
  • Source: passeportsante.net/fr/

 

Quels sont les prétextes?

J'ai plus rien à me mettre

Parfois vous sentez que rien ne vous va. Vous sentez que tous vos habits sont  démodés. C'est le prétexte que vous vous donnez pour aller faire du shopping.

J'ai besoin d'une paire de chaussures qui va avec tout

On pourrait penser que cet achat est tout ce qu'il y a de plus raisonnable. Sauf que, si on se penche sur votre armoire, on s'aperçoit que vous avez déjà 5 paires de souliers noirs et 5 autres dans toutes les teintes de marron, beige et autres camels. Du coup, il faudrait nous expliquer ce que vous entendiez par là... (Source: aufeminin.com)

Une taille en dessous, ça me motivera pour perdre du poids

Personne n'y croit ! Ca n'a jamais marché pour personne, cette technique. Donc économisez.

C'est un peu cher mais c'est un basique

Ayez l'honnêteté d'admettre que, cette pièce va vous coûter cher mais, dans 3 mois elle traînera au fond de votre placard.

J'ai vraiment eu une dure semaine, j'ai besoin de réconfort

Faire du shopping ça fait du plaisir. Votre cerveau est en pause et vous vous laissez guider par les couleurs, vous zappez à l'instinct et oubliez tous vos soucis. Si c'est exceptionnel, on dit oui, mais faites attention à ne pas finir accro du shopping !

Il coûte 150 au lieu de 300, donc j'ai fait des économies

En théorie oui. Si vous achetez un vrai basique, mais pas un que vous avez en 10 exemplaires. C'est ce qu'on appelle littéralement, jeter l'argent par les fenêtres...

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